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Bust a groove Saint-Tropez. Une petite piste de danse au dessus de la piscine. Un DJ qui mixe et un animateur qui ne fume pas que des marlboro. Voilà la splash dance. |
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La piste est donc déjà un drôle d'objet, pas loin du décor de la planque d'un méchant James Bondien. Le reste est à l'avenant, entre le kitsch et le surréalisme, emballé avec un enthousiasme qui force l'adhésion. Précisons que la musique ne s'arrête jamais et que Jean Roch anime en rythme (gestes de rappeurs inside) et filmé toujours en plongée. A croire qu'il veut ressembler à un nain. De l'autre côté, la femme d'Anelka, toute contente que Raymond Domenech aie flashé pour son mec et splashé pour Trézéguet, joue les rabbatteuses dans le public. Pendant ce temps, et dans une fluidité à faire pâlir Jim Muro (opérateur de steadycam sur les longs plans-séquences de De Palma), deux zozos dansent. Quand ce sont des filles et qu'elles veulent gagner à tout prix, elles dégainent, comme dans tout bon jeu de baston, un coup spécial destiné à achever l'adversaire : ici, elles lèvent la jupe pour montrer leur cul. Tout est là pour qu'on se gave, pour qu'on moque la connerie évidente de l'entreprise. Le problème, le grain de sable qui nous empêche de nous téléramiser et de mépriser la flatulante émission, c'est qu'elle est est aussi peu prétentieuse que parfaite. Techniquement d'abord, avec sa batterie de caméras et sa bande son non-stop, Splash dance tient davantage de l'exercice de style façon "Speed" de Jan De Bont que d'un clip pourri de David Guetta. Prouesse technique, l'émission est intégralement en rythme et pendant ses 26 minutes, personne ne perd le beat, de Jean Roch qui anime en flow à la miss Anelka qui joue donc les utilités mais en rythme. T'es pas malin mais je t'aimeDirect 8 est la chaîne du direct, avec ce que celà comporte de manque de recul et la formule sied parfaitement à Splash dance. Bien sûr la réalisation d'une émission telle que celle qui nous intéresse ici ne pouvait se faire en direct. On joue donc à fond la carte du manque de recul. Ne pas laisser le cerveau prendre le dessus, être juste bercé par les mix et constater qu'on tape des pieds. |
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![]() Mortal kombat de Paul Anderson |
La même recette qu'avait appliqué Paul Anderson à Mortal Kombat. Alors que les films adaptant les jeux vidéo se viandaient les uns après les autres (Super Mario Bros, Street Fighter, Double Dragon : du caviar pour Nanarland), le petit Paulo foutait de la house-music sur les chorégraphies de ses (longs) combats. Se laisser bercer par la virtuosité. Surtout ne pas réfléchir, on pourrait prendre conscience de la débilité de l'affaire. Exactement les sensations ressenties par le joueur devant ce jeu de baston kitschissime mais addictif. |
La Splash dance est similaire : facile à prendre de haut mais fascinante si on accepte son insensé postulat. Et pourrait être l'adaptation d'un jeu vidéo qui n'existe pas, mi-Bust a groove, mi-jeu de baston. Reste à faire le jeu qui va avec. OK pour un jeu de baston en plein Saint-Trop'. Avec Paris Hilton et Britney Spears en boss de fin de niveau. Pour les coups spéciaux, l'une dégaine sa culotte et l'autre rote. |
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RN Et pour ceux qui veulent voir de leurs yeux, une petite séance de rattrapage. |
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