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"Ces évènements se déroulent en temps réèl" Le concept de la série, énoncé en exergue du générique des premiers épisodes, c'est que tout ça se déroule en temps réèl. Soient 24 épisodes de une heure (moins les pubs) sans éllipse, sans flashback, où comment les personnages vivent le déroulement de l'intrigue en même temps que les téléspectateurs.
Pas de fondu au noir. Et surtout une idée qui rend la série hyper originale et follement expérimentale (j'assume l'usage d'adjectifs aussi pourris : je suis fan). Parceque le temps réèl, au cinéma, c'est bien cool mais c'est pas courant. |
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Les exemples se comptent sur le doigt de la main : "Meutre en suspens" de John Badham montrait déjà Johnny Depp qui avait le temps du film pour essayer d'échapper au vilain Christopher Walken. Similitude amusante, le méchant l'obligeait, comme dans "24", à assassiner le président. C'est ce qu'endurera Jack Bauer. Il y a aussi le "Speed" de Jan De Bont avec sa scène du bus. |
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Ensuite, et afin d'éviter de voir les personnages faire pipi tous les 3 épisodes, la série use du split-screen. Les écrans se dédoublent au gré d'un champ/contre-champ ou juste pour nous montrer des actions simultanées. Comme si la fiction se déroulait dans plusieurs fenêtres de Windows et que les scénaristes décidaient de cliquer sur l'une ou l'autre. De Hamlet à DallasEt comme le loft, on ne sait si on se trouve en face de la dégénérescence d'un genre (à force d'excès, "24" pourrait en devenir parodique) ou devant un retour aux origines de la télé. Et de même que les batifoleries de Loana et ses copains tenaient autant de Rohmer que des programmes débilos de TF1, "24" nous fait le coup du soap qui rencontre la grande histoire. Parcequ'il est autant question de coucherie (Palmer va-t-il se faire sa secrétaire ?) que de choses sérieuses (la politique, le terrorisme). C'est le bus de "Speed" qui passe de Homère (le personnage de la femme de Palmer, une espèce de Gorgone top mythologique) à Santa-Barbara (Kim, l'historiette entre Nina et Tony). Mais surtout, qui ne ralentit jamais. Il faut tenir le spectateur non pas éveillé mais stressé. Ca pourrait être le summum de la putasserie mercantile (l'histoire du temps de cerveau disponible pour pouvoir avaler les pubs), c'est un trip immense. Parceque "24" n'est pas une série qui s'apprécie comme les autres : c'est une série qu'on subit. Impossible de décrocher. Et plus les épisodes défilent, plus on en sait, plus on en veut en savoir. |
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![]() Un exemple de cliffhanger dans la série télé "Batman" |
C'est le retour du récit à la télé. Très vite, le fait d'avoir vu des heures de programme nous met dans la position de celui qui veut voir la fin pour ne pas avoir passé tout ce temps en vain. Et dès qu'une intrigue est bouclée, les scénaristes nous balancent le plan qui fait douter, le personnage qu'on pense être un traître et qui remet en question ce qu'on a vu. |
On le savait, le renouveau de la fiction se passe à la télé ("Alias", "Six feet under", Desperate housewives", "Lost", "Nip/Tuck", "Sex in the city", "Charmed"... non je déconne pour "Charmed"), et cette première saison de "24" à participé à cette révolution en se consacrant à l'expérimentation sous toutes ses formes : le temps réèl, les split-screens, l'ultra violence, la pas du tout happy end. |
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RN |
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