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De la peur premier degré En 1975, j'avais 2 ans. Il paraît que quand « les dents de la mer » est sorti, tout le monde flippait de se baigner. J'ai pas connu ça. Moi, « les dents de la mer », je l'ai découvert à la télé. Et si c'est un immense film, le plaisir que j'en tire ne provient de la peur qu'il m'inspire. Avec tous ses morceaux de bravoure (la première attaque, la voiture, le ferry, la cabane, le garde manger...) le film ridiculise tous les films catastrophes. Là où Emmerich échouait gentiment dans son jour d'après (vous avez vu j'ai pas pris Independance day, hein), Spielberg réussit : au lieu de nous montrer la tour effeil en pièces détachées où la tour de pise immergée, il nous laisse imaginer en nous montrant le sol du village se fissurer et le pont s'envoler. |
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Et ça pète grave ! On a l'impression de voir une adaptation sérieuse des cartes « Mars Attacks ». Un fantasme de gamin enfin réalisé. |
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Déficit de parole Ray est un bourrin. Un docker qui manque à tous ses engagements et qui voit sa femme le quitter pour un winner. |
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![]() un mauvais fils de Claude Sautet |
Un personnage habitué à l'isolement et à la solitude que la proximité effraie, lui qui excelle dans la manipulation de containers à distance, isolé dans sa cabine (dans son tripode?) Par ses troubles, Ray fait penser aux personnages du film de Sautet, « Un mauvais fils » dont les problèmes venaient de leur inaptitude au langage. Sauf que là, ce n'est pas un emploi dans une librairie qui le sauvera, mais juste la fin du monde. |
Ray n'est pas un héros. Il veut d'abord se débarrasser de ses gosses avant de réaliser qu'il les aime. Clin d'oeil à K.Dick qui aimait prendre pour héros de ses histoires des gars pas recommandables. Polémiques J'entend dire que le film serait une parabole sur le terrorisme, un truc à la gloire de Bush et des G.I.'s. |
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RN |
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